Surveiller les petits colzas

mérite insecticide

BSV / Le début d’automne doux favorise la bonne implantation des cultures. Il convient de surveiller les vols de charançon sur les colzas semés plus tardivement, et de rester vigilant sur les adventices en céréales.

Avec les températures douces annoncées, les pluies prévues pour la fin de semaine, la bonne implantation générale et la douceur relative en cette mi-octobre, les conditions de pousse du colza sont optimales. Quelques ravageurs sont fortement installés : bien que les conditions venteuses observées jeudi 5 octobre aient gêné le piégeage, les charançons du bourgeon terminal ont volé. Des individus ont ainsi été capturés dans 16 cuvettes sur 18 en Haute-Saône, avec 1 à 15 insectes comptés.

Vols de charançons précoces sur colzas petits
Les premiers charançons sortis vont pondre et d’autres vont voler dès la seconde décade d’octobre. Il est conseillé de positionner l’insecticide dès que possible sur les petits colzas dans les zones concernées. En effet, les risques de dégâts sont importants sur les petits colzas lorsque les pontes sont précoces comme cette année. En revanche, sur gros colzas, le risque qu’il y ait des dégâts de charançons du bourgeon terminal est nul. Cette année ce sont donc en général les colzas semés après le 15 août qui doivent être protégés à condition qu’il n’y ait pas eu plusieurs dates de levée… La liste des insecticides homologués est disponible sur le site de Terres Inovia. Notez que les produits à base de chlorpyriphos-éthyl ne peuvent plus être utilisés. Dans tous les cas, laissez des témoins non traités ! Par ailleurs, les abeilles sont encore sorties et particulièrement présentes dans les sanves : si vous réalisez un insecticide avec présence de sanve dans les colzas, le réaliser de préférence le soir en dehors de leur présence.

Pas de risque cicadelle
Les blés aussi bénéficient de la douceur des températures. En ce qui concerne les ravageurs, il ne semble pas nécessaire de prendre en compte les vols de cicadelle. Les dégâts sont rares et le risque est généralement faible. Pour cet insecte, l’analyse du risque est d’ailleurs extrêmement compliquée. Les plus grosses attaques sont souvent observées sur des semis clairs, très précoces, même avec des traitements de semence insecticide. La contamination a lieu juste au moment où la céréale pointe. Quoi qu’il en soit, les insecticides sont souvent réalisés trop tardivement. Le ravageur à surveiller en revanche est le puceron. Il peut provoquer des dégâts significatifs lorsque les vols sont importants. Les observations ont révélé que des pucerons sont visibles sur les semis de fin septembre. Pour les piégeages, attendre la période chaude avec vent du sud à venir, plus favorable à la colonisation des céréales par les pucerons. Il est conseillé d’attendre les prochains bulletins. Un insecticide pourra être ajouté si un désherbage est prévu, en particulier sur les parcelles semées entre le 15 et le 25 septembre.

Desherbage blé
En blé, les premiers semis de septembre arrivent au stade 1 à 2 feuilles. Les parcelles à risque « graminées » sont déjà identifiables. Le traitement à base de produits racinaires (Defi, Fosburi…) est à appliquer au stade 1 à 2 feuilles de la céréale alors que les graminées sont peu développées. Si vous désherbez les blés avec des sulfonylurées type Othello ou Kalenkoa, attendre le stade 3 feuilles. Il est préférable d’appliquer les produits sur sol humide. La dose à appliquer est fonction de l’infestation (voir les programmes dans bulletin Agrosaône n°26). Il est possible de ne faire que le tour des parcelles si les graminées sont rares ou concentrées uniquement sur la bordure. Si les infestations sont faibles, un désherbage de sortie hiver pourra être suffisant. Sur les parcelles non levées, attendre le stade 1 à 2 feuilles de la céréale pour évaluer la nécessité de désherber.

D’après Bulletin AgroSaône n°28, chambre d’agriculture de Haute-Saône.

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