Acteurs de la sécurité

Prévention routière / Huit apprentis de BTS 2ème année en Génie des équipements agricoles ont organisé une journée consacrée à la prévention routière : l’occasion de s’approprier pleinement des comportements sûrs, pour préserver la vie sur les routes.

Le 2 mars dernier, une soixantaine d’élèves de Vesoul Agrocampus ont pris part à différents ateliers pédagogiques sur le thème de la sécurité routière. Ces activités étaient organisées par huit de leurs camarades : Anthony Sauner, Timothéo Langeron, Côme Lardin, Emilien Richard, Kévin Wicky, Alexandre Magda, Maël Rousselet et Thibaut Richard. Apprentis actuellement en 2e année de BTS « Génie des équipements agricoles », ils ont en effet choisi de réaliser leur projet d’initiative et de communication sur cette question. « La journée s’est bien déroulée, avec des élèves très coopératifs : c’est une expérience très positive pour nous, qui nous a permis d’apprendre beaucoup. », témoigne Anthony.

Partenariat avec la DDT
Ils ont préparé cette journée en partenariat avec différents intervenants, dont Mme Rietz, coordinatrice départementale de la sécurité routière (DDT), qui précise : « un des intérêts majeurs de cette action, c’est qu’elle permet à des jeunes qui viennent d’avoir le permis de conduire, ou sont proches de l’avoir, d’appréhender très concrètement la sécurité et les risques, grâce à des ateliers qui leur font toucher du doigt des notions importantes, comme le temps de réaction, le temps de freinage, les conséquences de la distraction par un appel téléphonique ou un sms au volant… ou encore la consommation d’alcool ou de stupéfiants. »
Ainsi, sur un atelier animé par des formateurs de PSA-Sports, un freinage d’urgence est réalisé, à 30 km/h… puis à 60 km/h, à bord d’une Clio. « C’est spectaculaire, j’ai eu très peur ! » ; témoigne Karine Mombru, formatrice ESC au CFFAA de Haute-Saône, après s’être prêtée à l’expérience. Un peu plus loin, une voiture équipée d’un simulateur de perte d’adhérence (des roues de caddy montées sur les roues arrière) effectue un petit parcours entre des plots. « ça permet de reproduire le comportement d’un véhicule sur neige, verglas ou pluie, et de se familiariser aux glissades, dérapages, survirages, mais aussi de travailler le regard et certains automatismes. », explique l’un des participants.
En salle, un simulateur animé par des bénévoles Intervenants départementaux sécurité routière permet dans un environnement de jeu vidéo de tester ses (bons) réflexes, ainsi que l’impact sur la trajectoire de différentes situations d’environnements moins favorables, comme la pluie, ou la survenue d’une distraction… comme la lecture d’un sms par exemple ! 
Le formateur d’EPS de l’établissement, référent PS1, anime de son côté un atelier dédié aux premiers secours, où les jeunes apprennent à mettre une personne en position latérale de sécurité. « Chacun, quelque soit son degré de connaissance, peut porter secours aux victimes d’un accident, explique-t-il : ne serait-ce qu’en sécurisant le site, avec son véhicule et une signalisation appropriée, et en prévenant les secours, puis en réconfortant une victime en parlant avec elle ».

Conduites à risques, bons et mauvais choix
Deux apprentis, préalablement formés à l’animation, tiennent un stand « bar ». « Nous proposons aux volontaires de servir un verre, comme à la maison… avec ce liquide coloré. Et ensuite on verse dans un second verre une dose “bar” : ça permet de montrer qu’on est bien plus généreux à la maison que les 3 cl réglementaires, et que dire “je n’ai bu qu’un ou deux verres” n’a pas forcément de sens », explique un des deux jeunes, qui propose aussi de réaliser un petit test de coordination psychomotrice – parcours avec petits obstacles, ramasser un jeu de clés par terre et ouvrir une serrure – en portant un masque qui reproduit les conséquences d’un certain taux d’alcool dans le sang, ou de la consommation de cannabis. Toujours à propos d’alcool et de stupéfiants, l’atelier « stups », animé par le référent du commissariat François Grandjean permet d’aborder sereinement ces questions, en toute franchise. « L’idée c’est de susciter une discussion entre les jeunes : certains sont très bien informés et capables d’expliquer aux autres ce qui se passe… on peut parler par exemple du déroulement d’une soirée et revenir sur les responsabilités de celui qui l’organise : ça ne se résume pas à lancer des invitations ! Envisager à l’avance les éventualités, les situations à risque, les séquelles, conséquences financières, psychologiques, pour les responsables et les victimes d’un accident de la route et leurs proches, va permettre de prendre des bonnes décisions en amont pour éviter qu’un drame n’arrive. » Sur le même thème, l’atelier vidéo « insoutenable » permet justement de décomposer le déroulement d’une soirée, et l’enchaînement de mauvais choix et de leurs conséquences.
Pour clôturer ce PIC, les huit apprentis ont convié tous les participants et les partenaires de la journée au visionnage du court métrage « jeudi soir 20h45 », réalisé par leurs prédécesseurs en 2019 et primé lors du concours national de sécurité routière, projection suivie d’un débat.

Alexandre Coronel

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