Protéines végétales / Emmené par Alliance BFC et de nombreux partenaires tels que le CIGC, la Chambre régionale d’agriculture… le projet Profilait vise à structurer une filière protéique régionale. Il a reçu l’appui financier de France Agrimer, dans le cadre du grand plan d’investissement.

Lors du Conseil informel des ministres de l’agriculture, le 1er septembre dernier, le ministre français Julien Denormandie a accordé un point d’honneur à « la souveraineté alimentaire européenne », qui doit passer par « la sécurisation des approvisionnements et le développement de l’autonomie stratégique de secteurs comme les protéines végétales ». Figurant au sein du plan de relance, le plan protéines végétales bénéficie d’une grosse enveloppe : 100 millions d’euros. Une occasion en or pour faire émerger en Bourgogne Franche-Comté une filière protéique de proximité en activant les complémentarités entre productions animales et végétales. Emmené par la coopérative de coops Alliance BFC (Bourgogne du Sud, Dijon Céréales, Terre Comtoise), Profilait a pour partenaires le CIGC, les antennes BFC du CIL Grand Est et de l’IDELE, la Chambre régionale d’agriculture, Conseile-élevage 25-90, la Coopérative Agricole de déshydratation de la Haute Seine, CERBFC, la Coopération agricole de BFC, la Fédération Régionale des Coopératives Laitières du Massif Jurassien.

Un financement de 190 k€
Le projet Profilait est lauréat de l’appel à projets « structuration des filières agricoles et agroalimentaires » lancé par France Agrimer dans le cadre du Grand plan d’investissement. A ce titre, il bénéficiera d’un financement de 190 k€, pour un montant total évalué à 281 k€. Etalé sur une durée de deux ans, il a pour ambition de développer la filière protéines de proximité. Comme l’explique Fabien Sudry, préfet de la Région Bourgogne Franche-Comté : « Améliorer notre autonomie protéique est une priorité du plan de relance annoncé par le président de la République pour reconquérir la souveraineté alimentaire. Le projet collectif Profilait est essentiel pour améliorer l’autonomie et la compétitivité de notre territoire et nos filières en Bourgogne Franche-Comté » Une analyse partagée par la présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté Marie-Guite Dufay : « C’est l’opportunité unique de réunir autour de ce projet qui caractérise l’agriculture de Bourgogne Franche-Comté : l’élevage et les grandes cultures. La Région soutient ce projet qui favorise une agriculture durable et qui concilie les enjeux sociétaux, économiques et environnementaux auxquels nous devons collectivement répondre. »
Le président de la Chambre Régionale d’Agriculture Christian Decerle évoque la dimension collective du projet : « rassembler et unir la complémentarité de nos forces respectives, pour contribuer collectivement à l’autonomie protéique de notre région, tel est l’enjeu de ce dossier ! L’éligibilité au GPI de cet ambitieux projet, est le fruit direct de notre unité entraînée par la clairvoyance, la confiance réciproque entre tous et la détermination à réussir ensemble ! Que tous les acteurs de cette première réussite soient sincèrement remerciés. Et puisse cette stratégie du collectif gagnant inspirer constamment le fil conducteur de notre action régionale ». Propos corroborés par ceux de Sylvain Marmier, président du comité d’orientation économique de la chambre régionale d’agriculture : « Rien n’aurait été possible sans l’engagement de tous les partenaires dans ce projet intéressant pour toute notre région. Nous devons maintenant transformer l’essai ».

Une plate-forme d’échanges
Clément Tisserand, président de l’Alliance Bourgogne Franche-Comté poursuit : « au nom de notre union Alliance BFC, je me félicite de ce premier pas franchi et salue le travail à l’unisson autour de cette filière protéines régionales transverse aux productions végétales et animales ». 
Concrètement parlant, le projet consiste à dessiner les contours d’un partenariat interfilières via la mise en place d’une plate-forme d’échanges entre les principaux acteurs économiques pour identifier les points de blocage, les objectiver et ainsi faciliter la mise en relation de la demande et de l’offre. La construction d’une culture commune permettra de mieux comprendre et répondre aux contraintes de chacun et aux besoins des éleveurs pour amorcer concrètement cette transition. Christophe Chambon, président de la FRSEA Bourgogne Franche-Comté, se projette déjà dans les prochaines années. « L’esprit d’équipe et l’intelligence collective autour de ce projet doivent nous permettre d’apporter une plus-value pour les agriculteurs. Nous allons nous mobiliser concrètement pour transformer l’essai en associant nos savoir-faire avec nos potentiels de production, pour développer cette filière protéines de proximité marqueur d’une agriculture résolument tournée vers l’avenir ». Même échos positifs du côté des JA, dont le président Florent Point se félicite : « C’est une très bonne nouvelle ! Ce projet permet de construire des relations très intéressantes entre différentes filières, de contractualiser entre agriculteurs. Ce projet permettra aussi de sécuriser des revenus d’agriculteurs dans ces filières, et donc faciliter le renouvellement des générations dans nos territoires ! » 
Les représentants des filières lait ne cachent pas leurs fortes attentes… tel Alain Matthieu, président du CIGC, qui se réjouit de cette « bonne nouvelle qui va permettre de poursuivre ce chantier collectif », Mathias Bouillet, Vice-Président FRCL Massif Jurassien « C’est une très bonne nouvelle, pour lancer la dynamique de ce très beau projet pour toutes nos filières, en souhaitant sa réussite » ou Nathalie Mairet, présidente section lait : « Nous avons du pain sur la planche ! Mais relever le défi de la protéine de proximité pour valoriser nos productions de la fourche à la fourchette est une ambition collective que nous devons réussir. Ce doit être une opération équilibrée pour répondre aux consommateurs, mais aussi améliorer nos revenus ».

AC

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