Qualité : résilience

Vosgienne / Les éleveurs et passionnés de race vosgienne ont tenu leur assemblée générale le 21 février à Bouhans les Lure. La petite montagnarde continue sa progression, et la météo difficile de l’année a encore une fois mis en valeur sa capacité à produire dans des conditions limitantes. Les projets de développement sont nombreux.

Du retour sur l’année écoulée, les éleveurs de Vosgiennes ont bien entendu retenu la rencontre de Saulxures-sur-Moselotte dans les Vosges, les 21 et 22 juillet derniers.
Invités par leurs collègues des Vosges, les éleveurs franc-comtois ont pu
amener 9 animaux, et remporter de nombreux prix (notamment celui de la grande championne Imelle au Gaec Saint-Ajol). On se souvient aussi de la fête qui a suivi l’attribution de la coupe du « lot des vallées » à la délégation de notre région.
Le trophée trônait en bonne place le 21 février dernier, au cours de l’AG des éleveurs de race vosgienne, au Gaec du Gaucher à Bouhans les Lure. « La plus belle victoire qu’on pouvait rêver »,
souligne le président du syndicat de la Vosgienne, Clément Géant. La politesse sera rendue cette année aux amis vosgiens, puisqu’ils ont été invités à participer au concours de la foire de Saint-Bresson, où les animaux laitiers comme les animaux allaitants seront cette année acceptés.

Le syndicat devient association
Petit détail logistique dans l’organisation, puisque le « syndicat de la race vosgienne » va devenir « association ». Mêmes activités, même objectifs, même race. « C’est un détail technique dans le cadre du nouveau règlement zootechnique de l’Union Européenne, explique Clément Géant. Notre fonctionnement ne va pas être modifié. » Le président a par ailleurs rappelé le rôle de l’OS, et l’intérêt d’y adhérer pour « avoir une vision plus globale de l’avenir de la Vosgienne ».
Sur les aspects génétiques, il a été rappelé l’importance de faire pointer les filles des taureaux encore jeunes pour confirmer les pères, et accumuler les données des taureaux sur le Massif. Et ce d’autant plus que l’extension de la race sur des zones hors-berceau rend plus intéressante mais plus coûteuse la collecte d’informations génétiques. « Il est important de garder les animaux pointés par l’OS, répète Clément Géant. Ils permettent de fiabiliser l’index. Gardez-les mêmes si le père est moins reconnu. »

Le « choc climatique » moins rude
Côté performances, les éleveurs de Vosgienne ont pu mesurer cette année l’intérêt du caractère résilient de la Vosgienne. « La résilience, c’est la capacité de l’animal à surmonter les chocs », et notamment cette année « les chocs climatiques », le sud du massif vosgien ayant été particulièrement touché par la sécheresse. D’après les résultats du contrôle laitier, il a pu être observé « une baisse de production moins importante chez la race vosgienne, comparé aux autres ». Sur 66 animaux contrôlés en Haute-Saône (1201 en France), on mesure une production de 4 746 kg comparable à la moyenne nationale. Pour les taux, notre département se démarque : 38,3 en TB (37,5 en France) et 32,1 en TP (31,5 en France). En cause : une sélection traditionnellement plus axée sur les taux, peut-être aussi liée à un taux de transformation fromagère plus important qu’ailleurs.

Projet filière « veau de lait »
En plus de la marque « race bovine vosgienne », déjà déposée par l’OS et exploitée commercialement, la Vosgienne est connue pour son « cœur de massif », un fromage lancé en 2015 et qui connait un fort développement. Dans les projets en cours, on peut noter le travail sur une filière « veau de lait ». « On cherche pour le moment à rassembler assez de producteurs sur tout le massif pour être en mesure de fournir la filière ». La demande est là, reste à structurer un modèle performant. Marque ? Coopérative ? Rien n’est encore définitivement fixé.

LD

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