Une montbéliarde pour demain

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OS montbéliarde / Le nouveau règlement européen organise l’élevage. Il a forcément des incidences sur l’élevage montbéliard. Constat et débat lors de l’assemblée générale de l’OS montbéliarde, à Besançon-Micropolis.

«En 2016, 60 ans après la loi sur l’élevage français, la mise en place du nouveau règlement zootechnique européen va recadrer le dispositif génétique français. » Le propos introductif du président de l’OS montbéliarde, Alain Vuaillat, a le mérite de la clarté. D’autant plus qu’il confirme l’intérêt des éleveurs montbéliards de l’Hexagone sur la future gestion raciale, présents en nombre lors des réunions de section. La volonté d’autres pays, situés au Nord de l’Europe, est de pousser à une gestion encore plus libérale. Ainsi, une nouvelle organisation devra se mettre en place. Cette « breed society » aura à charge la gestion en propre ou par délégation du livre généalogique, de l’indexation, des schémas de sélection, du contrôle des performances pour une ou plusieurs races… Cela sera une véritable révolution dans l’organisation actuelle. « Nous avons bien conscience que c’est une opportunité pour repenser l’ensemble des structures de l’élevage, mais en aucun cas nous ne devons saccager un système fonctionnel qui a permis à la génétique française d’avoir une réputation de qualité. » Faudra-t-il encore engager tous les partenaires de l’élevage.

Ensemble pour l’avenir
« Nous aurons besoin d’une synergie forte entre tous les acteurs qui la réalise aujourd’hui », assure Alain Vuaillat. D’autant plus qu’Umotest et Jura Bétail ont émis leur souhait de devenir une breed society. Ces deux structures confirment néanmoins une volonté de garder un socle commun concernant le livre généalogique, l’indexation et la promotion générique. « Nous avons la chance que nos éleveurs soient restés propriétaires de la génétique animale », revendique Alan Vuaillat. « Lorsque les producteurs restent maîtres des filières, la valorisation du lait est pratiquement le double que dans un processus plutôt industriel. » Histoire de se projeter vers un avenir serein, Alain Vuaillat espère que les différends du passé, « les frictions commerciales de terrain et les débats stériles », laissent la place à une phase de construction positive. « J’invite tous les administrateurs de l’OS et les partenaires de la montbéliarde à enterrer définitivement la hache de guerre. » Au seul bénéfice des éleveurs. « Mettons au placard nos rancœurs, notre fierté quelques fois mal placée, et rappelons-nous qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. »

Dominique Gouhenant

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