La génomique entre en scène

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Bovins allaitants / Depuis fin 2015, l’accès à la génomique s’est étendu aux races allaitantes. Cette biotechnologie permet d’améliorer l’efficacité de la sélection des reproducteurs.

Jusqu’à récemment, l’évaluation génétique des bovins viande reposait uniquement sur les performances et les généalogies des animaux. Les informations lues dans leur génome complètent aujourd’hui le tableau. Les efforts de génotypages effectués ces dernières années permettent en effet aux trois principales races à viande françaises – charolaise, limousine et blonde d’Aquitaine – de disposer de populations de référence d’une taille suffisante pour franchir ce cap décisif dans la sélection des reproducteurs.

Davantage de précision
Pour un animal de race charolaise, limousine ou blonde d’aquitaine, la composante génomique, calculée à partir des équations établies sur la population de référence, est donc combinée à l’estimation de son potentiel génétique qui combine les généalogies et les performances. On tire ainsi pleinement profit de toutes les sources d’information disponibles, qu’il s’agisse de l’information génomique de la population de référence, ou de celle polygénique issue de l’exploitation de l’ensemble des performances et généalogies disponibles dans la population sélectionnée. On produit ainsi un index IBOVAL « consolidé » qui présente l’avantage d’être plus précis que chacune de ses composantes.
Dans chaque race, une ou plusieurs sociétés d’exploitation commercialisent cette nouvelle technologie. Ce sont les interlocuteurs des clients, éleveurs ou organismes. Elles les accompagnent dans toutes les démarches du prélèvement biologique pour la réalisation des génotypages jusqu’à la restitution des résultats. Ces sociétés agissent dans un cadre fixé par les Organismes de Sélection, en particulier en ce qui concerne les animaux qui peuvent être génotypés qui doivent faire partie de la « Population Cible » définie. La publication officielle des résultats (dans les bases de données et sur les documents remis aux éleveurs) est transparente pour les utilisateurs car son mode d’expression est identique aux valeurs génétiques restituées précédemment. Elle est seulement plus précise ou publiée plus précocement dans la vie de l’animal. L’index génomique d’un animal (GEBV) est plus précis que son index polygénique (EBV), puisque l’index génomique combine les informations génomiques et les informations polygéniques. Mais le gain de précision n’est pas le même pour toutes les catégories d’animaux, ni pour tous les caractères. Les individus avec un index polygénique peu précis, tels que les jeunes mâles candidats à la sélection, sont ceux qui bénéficient du gain de précision le plus important. À l’inverse, l’information supplémentaire apportée par les génotypes est très marginale par rapport à l’ensemble de l’information familiale considérée dans les index génomiques pour les reproducteurs bien connus sur descendance.

Bientôt pour les autres races
Les six autres races allaitantes indexées en France (Salers, Aubrac, Parthenaise, Rouge des Prés, Gasconne et Bazadaise) ne disposent pas encore d’une population de référence de taille suffisante pour bénéficier d’une évaluation génomique de routine avec les outils actuellement utilisés. Les travaux de recherche en cours visent à faire bénéficier ces races des avancées de la génomique le plus rapidement possible.

AC, d’après l’IDELE

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