Un bilan pas si dramatique

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Sommet de l’élevage 2015 / A la fermeture du 1er rendez-vous européen des professionnels de l’élevage, les organisateurs ont retrouvé le sourire grâce à un bilan plutôt favorable. 72 000 visiteurs ont été accueillis cette année soit une baisse de seulement 17 % de la fréquentation par rapport aux éditions précédentes. 

«On a craint le pire » explique Fabrice Berthon le commissaire du Sommet de l’Élevage « les bovins sont l’essence du Sommet et leur absence est un sacré manque pour cet événement. Cette situation ne doit plus jamais se reproduire » insiste-t-il. « Cette édition ne sera pas le meilleur millésime mais vu le contexte économique et sanitaire de l’élevage, le Sommet aura finalement bien résisté » renchérit Jacques Chazalet, Président. Côté exposants, la satisfaction est aussi de mise en général avec un volume d’affaires qui n’aura pas trop pâti de ce contexte difficile. « Le Sommet a des bases solides, les exposants ont bien compris qu’ils pourraient quand même faire des affaires ». Quant à la légendaire convivialité de l’événement, elle était au rendez-vous et a permis à tous de passer, malgré tout, cette 24e édition.

Bilan international positif
Roger Blanc, le Président fondateur en charge de l’international vient de passer 3 journées intenses : « nous avons accueilli 25 % supplémentaires de délégations étrangères et n’avons enregistré aucun désistement ». De nouveaux pays étaient même représentés comme l’Ouzbekistan, le Kosovo, l’Estonie ou la Finlande. « Beaucoup de délégations en ont aussi profité pour acheter de la génétique française (semences races laitières et viande) et du matériel ». Bref, peu de conséquences de FCO sur le plan international.
L’absence des bovins dans l’enceinte du Sommet aura même permis de densifier les visites d’élevage et de permettre aux visiteurs internationaux, très satisfaits, de pouvoir découvrir les cheptels dans leur environnement et les conditions d’élevage in situ. 52 visites d’élevage (au lieu de 35) ont pu ainsi être organisées, grâce à la mobilisation des éleveurs et des organisations professionnelles. Les quatre pré-tours ont même affiché complet la veille de l’ouverture.

Demi-teinte pour le pôle ovin
Malgré un contexte sanitaire difficile avec seulement 60 % des animaux présents, la fréquentation du pôle ovin reste identique aux autres années. La volonté affichée des organismes de sélection était d’être présents, ceci pour deux raisons : montrer l’excellence de la génétique ovine et maintenir un moment privilégié d’échanges avec les acheteurs nationaux et internationaux. Les races n’ayant pas vu venir au Sommet ont pu néanmoins bénéficier d’une belle visibilité auprès des visiteurs internationaux grâce aux nombreuses visites d’élevage organisées. Pour la première fois, le pôle ovin a permis de faire découvrir les chiens de bergers avec la présentation des races canines pastorales françaises.
Cette année, l’accent a par ailleurs été mis sur l’innovation pour montrer aux jeunes générations que la filière ovine est une filière moderne et dynamique. Pour Michèle Boudoin, Présidente de la Fédération Nationale Ovine, il s’agit donc d’un bilan en demi-teinte mais rempli d’espoir « Nous sommes reconnaissants aux éleveurs d’avoir fait des efforts pour maintenir les présentations animales malgré tout. Nous avons pu montrer que nous étions en capacité de nous adapter ».

Pôle équin très fréquenté
Toujours très fréquenté par les visiteurs, le pôle des équins a rassemblé 330 chevaux et 120 éleveurs représentant l’ensemble du Massif central. La restructuration du site a donné entière satisfaction avec une circulation très fluide du public et des animaux et une meilleure visibilité des présentations animales et des concours. Pour Gilles Gapihan, Commissaire Équin le bilan est plus que positif «Avec de nombreuses présentations animales et une très haute qualité des concours, le public était en nombre et les rings ne désemplissaient pas. Soulignons que la démonstration de maréchalerie a rencontré un vif succès auprès du jeune public. Pour valoriser l’apprentissage de ce savoir-faire ancestral, nous réfléchissons avec les organisateurs du Sommet à un concours dédié aux jeunes en apprentissage ». À suivre…

2016, les 5, 6 et 7 octobre
« Notre ambition pour 2016 est d’être encore meilleurs ! C’est pourquoi la 25e édition du Sommet de l’Élevage sera un anniversaire important qui verra le retour de tous les concours bovins viande au Zénith d’Auvergne, écrin qui accueillera également le concours national Charolais » conclut le Président Jacques Chazalet.

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