31 faons sauvés pendant la fauche des foins

Faune / Après une première expérimentation en 2020, la fédération de chasse du Jura a utilisé un drone équipé de caméras thermiques pour repérer et mettre hors de danger les faons de chevreuil qui risquent d’être happés par les faucheuses pendant la période des foins. Trente-et-un ont ainsi été sauvés cette année.

Chaque année lors de la période des foins, les faucheuses happent de jeunes faons abrités dans les herbes hautes. Pour réduire cette mortalité, les agriculteurs qui le souhaitaient pouvaient, par un simple appel ou SMS la veille du fauchage, prévenir la fédération de chasse du Jura pour qu’elle vienne le jour dit, avec des drones équipés de caméras thermiques, vérifier qu’aucun animal ne se trouve sur la parcelle.
Entre le 26 mai et le 1er juillet, les techniciens de la fédération de chasse du Jura ont réalisé 12 sorties avec ce drone. Ils ont prospecté, à la demande de 27 agriculteurs, 338 hectares sur 25 communes. En plus des 31 faons sauvés, 27 chevreuils adultes, 2 renards, 9 lièvres, 3 perdrix, 1 chat sauvage et 1 biche ont été détectés.
Le repérage se fait tôt le matin, quelques heures avant la fauche, lorsque les températures sont encore fraîches, pour que le drone puisse mieux repérer la chaleur des animaux. Lorsqu’un faon est signalé, les techniciens déposent sur lui une caisse en bois et matérialisent l’emplacement pour que l’agriculteur ne le fauche pas. Les chasseurs profitent de l’occasion pour poser une boucle d’oreille aux jeunes bêtes afin d’assurer leur suivi. Sur les 31 détectés cette saison, 11 en ont été équipé : 2 femelles, 8 males et 1 indéterminé. Le plus petit pesait 2kg et le plus gros 6,19kg.

Des faons déjà mobiles
« A cause de la météo pluvieuse, la fauche a été plus tardive que d’habitude, les faons étaient déjà mobiles, » précise Jérome Bombois, responsable de l’opération. « S’ils se sauvent avant que nous ne mettions la caisse sur eux, les chasseurs les effarouchent pour les faire sortir de la parcelle ».
Cette action est gratuite aussi bien pour la fédération de chasse que pour les agriculteurs car elle s’inscrit dans le fonds eco-contribution financé par l’Office français de la biodiversité. L’OFB a participé à l’acquisition du matériel et pris en charge le temps passé par les techniciens de la fédération de chasse. L’opération sera renouvelée l’année prochaine.
« Plusieurs techniciens de la FDCJ ont suivi un stage de formation comme télépilotes et sont habilités à faire les déclarations de vol, » poursuit Jérome Bombois. « Maintenant que nous avons les compétences en interne, nous pouvons nous mettre à disposition pour d’autres actions sur la faune sauvage, nous avons la capacité de détecter toutes les espèces comme les nids de courlis dans la vallée de l’Orain. »

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