Mercosur… la position de la députée Barbara Bessot Ballot

Mercosur / Avant le vote à l’Assemblée nationale, la FDSEA et les JA de Haute-Saône ont interpelé la député avec un message clair :
« N’importons pas l’agriculture dont nous ne voulons pas ».

Ala veille du traité Europe-Canada (CETA) devant la commission des Affaires économiques puis devant celle des Affaires étrangères, la députée de Haute-Saône qui est membre de la commission des affaires économiques.

Le syndicalisme réaffirme ses positions
Le message des élus syndicaux a été clair. « Non » aux traités permettant
l’importation des produits ne respectant pas nos normes sanitaires et environnementales. D’un côté, on demande aux agriculteurs une montée en gamme de l’agriculture et, de l’autre, le gouvernement se dit prêt à faire ratifier des accords mettant l’exigence agricole nationale au placard…
« Et les consommateurs dans tout cela ? » Pour Emmanuel Aebischer, président de la FDSEA, « nous aurons une nouvelle consommation à deux vitesses avec, évidemment, pour les familles les plus modestes, des produits importés avec des normes approximatives. Est-ce cela que nous voulons ? Après la loi EGAlim, les parlementaires doivent garder de la cohérence d’un vote à l’autre. » Gérald Pichot, président des JA quant à lui s’interroge sur la mesure des contrôles des importations des containers par des agents de l’Union Européenne alors que dans le même temps le budget alloué à cette opération stagne.

Une députée à l’écoute
La majorité présidentielle suivra-t-elle l’avis du gouvernement ? A l’image de soixante-dix autres députés de la majorité, Barbara Bessot-Ballot est
« en marche » contre le Mercosur.
La députée répond qu’elle réclamera des garanties sur le sujet avant de signer quoique ce soit. « Mais comment voulez-vous qu’on organise des contrôles, rien qu’en Europe on arrive à importer de la viande avariée de Pologne. Et ce n’est pas l’État qui s’en est rendu compte mais des associations. Alors avec l’Amérique du Sud… »
Les responsables syndicaux insistent : « La France est probablement le pays au monde où la viande est la plus contrôlée et on voudrait y importer 100 000 tonnes de bœuf venant du Brésil qui n’a pas les mêmes normes… »

Le Brésil, champion des consommateurs de produits de soins aux plantes
Depuis 2008, le Brésil est le plus grand marché mondial pour les produits de protection des cultures, selon l’Association brésilienne de la santé collective. En 2017, les ventes dans le pays ont atteint 8,9 milliards de dollars, soit 18% du marché mondial. La quantité de principes actifs de pesticides commercialisés au Brésil a presque doublé entre 2009 et 2017, atteignant près de 540.000 tonnes.
Les défenseurs de l’environnement et de la santé s’en inquiètent. Près d’un tiers des ingrédients autorisés au Brésil sont interdits au sein de l’Union européenne, relève pour l’AFP Larissa Mies Bombardi, chercheuse au département de géographie de l’Université de São Paulo.
« Beaucoup d’entreprises qui vendent ces produits ont leur siège au sein de l’Union européenne et exportent les produits interdits là-bas vers des pays plus permissifs, comme le Brésil », souligne-t-elle. Trois principes actifs bannis de l’Union européenne depuis respectivement 2007, 2003 et 1991, les herbicides Paraquat et Atrazine et l’insecticide Acéphate, comptaient ainsi parmi les dix agents les plus vendus au Brésil en 2017. Dans les nouveaux feux verts, se trouvent aussi des produits à base d’Imazethapyr et de Sulfentrazone, tous deux interdits dans l’Union européenne en raison de leur toxicité.

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