Dans la moyenne en orge, mauvais en colza

Moisson

Moisson / Si les résultats du colza sont généralement décevants sur toutes les zones, ceux de l’orge restent dans une moyenne « correcte ». Les résultats provisoires d’Arvalis font d’ailleurs état de rendements des essais 2018 à 92,4 qx/ha, avec du potentiel dans les variétés récemment inscrites.

Après l’orge désormais quasiment terminée, la moisson du blé bat son plein dans le département. Les résultats encore provisoires font état de rendements moyens, et comme en orge, de parcelles sinistrées dans les zones humides. Côté qualité, les résultats provisoires ne sont pas trop mauvais compte tenu des craintes nées lors du mois de mai particulièrement pluvieux et du coup de chaud en juin. « On mesure des PS généralement corrects, au-dessus de 76, et une protéine autour de 12 », a ainsi déclaré Mickaël Mimeau, responsable agronomie chez Dijon céréales. La fin de la semaine devrait confirmer ou pas ces résultats, une bonne partie de la récolte devant alors être terminée.

Des dégâts en zones hygromorphes
Pour l’orge d’hiver, c’est désormais l’heure des bilans définitifs. Comme nous l’écrivions précédemment, l’année reste dans une moyenne correcte pour ce qui est des rendements et de la qualité. Les calibrages, au début jugés catastrophiques notamment en zones humides, se révèlent finalement acceptables, à 77 % en escourgeon et 90 % en orge d’hiver 2 rangs. C’est en colza que le mauvais bilan se confirme : « C’est décevant partout, poursuit Mickaël Mimeau. Sur les secteurs hygromorphes, notamment certaines zones de Haute-Saône, les rendements sont très moyens. Les insectes ont également fait des dégâts sur les plateaux ». L’ensemble des résultats devraient être connus d’ici la fin de la semaine, mais aucune bonne surprise n’est à attendre.

Essais orge d’hiver : 92,4 qx
De son côté, Arvalis a publié les résultats provisoires de ses essais variétés en orge d’hiver et escourgeon. Sur les six essais réalisés, la moyenne générale des rendements est mesurée à 92,4 qx/ha, avec un écart-type de 3,4 qx/ha. Sur le podium, on trouve KWS Tonic, à 97,1 qx/ha. Cette variété fourragère inscrite en 2013 confirme donc son excellent potentiel (avec notamment de très bons calibrages), puisque depuis 5 ans elle se place toujours au-dessus de la moyenne du témoin. En seconde position, on trouve Detroit (Sem Partners) à 96,7 qx/ha et une bonne note de résistance à l’oïdium et la rouille naine. La troisième fourragère à sortir du lot est KWS Akkord qui pour sa 2ème année depuis l’inscription se révèle très prometteuse (96,4 qx/ha). Elle est cependant une des plus sensibles aux maladies (24 qx de différence entre parcelles traitées et non-traitées). Les meilleures brassicoles sont cette année KWS Faro (nouvellement inscrite, 95,8 qx/ha) et Pixel (Secobra, 2017, mesurée à 95,6 qx/ha). Elles sont toutes deux en observation (avis de la chambre syndicale de la malterie française pour la récolte 2019). Elles précèdent une autre nouvelle variété brassicole de KWS : Borrely (95,4 qx/ha).

Le choix du meilleur compromis
Chez les variétés classiques, Etincel reste une valeur sûre, avec un rendement particulièrement constant sur 5 ans, entre 97 et 99 % du rendement de référence (91,3 qx/ha en 2018). Toujours variété préférée des malteurs, elle n’est pas encore trop touchée par les maladies, sauf peut-être cette année en rynchosporiose. Isocel s’en sort également bien (91,5 qx/ha) malgré une forte sensibilité aux maladies (22 qx de différence entre les essais traités et non-traités). Enfin, on notera la performance de la variété hybride Mangoo : avec 93,9 qx/ha de rendement moyen, elle est la meilleure variété en termes de rendement sur les 5 dernières années, et la seule à se positionner systématiquement au-dessus de la moyenne avec KWS Tonic. Mais en plus de cette excellente régularité, la variété fourragère de Semences de France inscrite en 2014, est, sur une moyenne de 5 ans, l’une des moins sensibles aux maladies (seulement 10 qx de différence entre essais traités et non-traités). Sans doute un bon compromis entre rendement, régularité de production et choix d’un IFT réduit.

LD

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