Fières de notre métier

Commission agricultrices / Dans le cadre de la journée internationale du droit des femmes, une table ronde était organisée pour communiquer sur les femmes en agriculture.

C’est ce que la commission agricultrices de Haute-Saône présidée par Anne Robin a souhaité démontrer vendredi 5 mars en invitant la presse à une table ronde sur les femmes qui travaillent dans le milieu agricole.

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Clémence Roussey est installée depuis 2018 sur l’exploitation familiale et conduit une moissonneuse tous les étés dans une ETA depuis 8 ans. « La première année, pour ne pas avoir à justifier mes compétences auprès des clients, me patronne annonçait “le chauffeur arrive”. Ils étaient sûrement étonnés de me voir au volant mais je n’ai jamais eu de réflexion sexiste ».
Véronique Cibil est magasinière en concession agricole, elle aussi n’a jamais eu à se justifier d’être une femme, si ce n’est « qu’il faut connaître toutes les pièces et toujours être compétente dans son travail, mais c’est le cas dans toutes les entreprises ».
Marie-Sophie Pretot fait partie des 10 % de femmes pédicures bovins. Même si l’accès à la formation n’a pas été simple en tant que femme de par les exigences physiques du métier, elle mise sur la qualité de son travail « beaucoup d’éleveurs préfèrent que je vienne parce qu’en tant que femme, je vais plus fignoler qu’un homme. Certes, je vais moins vite que certains de mes collègues, mais le rendement en élevage peut coûter cher lorsque derrière le parage, les vaches boitent encore. »
Julie Laville est fromagère dans une exploitation laitière, pour elle, la plus jeune, elle n’a jamais senti de différence ni en formation, ni en entreprise sur le fait qu’elle soit une femme « je pense qu’aujourd’hui, la féminisation des métiers est ancrée ».
Céline Gauliard, installée avec son mari voit la différence entre ses débuts d’installation et aujourd’hui « Les premiers commerciaux qui arrivent dans la cour de la ferme et qui systématiquement demande “il est où le patron ?” » Ou la difficulté de gérer vie familiale et professionnelle avec les enfants. « Aujourd’hui le remplacement pour congé maternité pris en charge permet plus de souplesse et les femmes ont tort de s’en priver ».
Animée par Justine Grangeot, cette table ronde à permis de rappeler le rôle des femmes en agriculture et les avancées sociales obtenues. La commission des agricultrices de Haute-Saône qui se réunit 3 ou 4 fois dans l’année réalisait cette communication dans le cadre de la Journée Internationale du Droit des Femmes.

EL

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