Trois jours mémorables pour l’élevage

Ambiance / Le parc des expositions de Vesoul est à nouveau vide, après plus d’une semaine d’effervescence et trois jours d’ouverture au public. La cinquième édition du festival de l’élevage se termine, avec beaucoup de souvenirs, une image positive de l’agriculture locale, et surtout d’excellents moments entre éleveurs. Rendez-vous en 2022 !

Des vaches et des veaux, des éleveurs et des visiteurs, des chevaux et des produits locaux… Le mélange savamment dosé a cette année encore bien fonctionné pour une nouvelle édition réussie du festival de l’élevage. Pour la première fois, les organisateurs ont pu chiffrer un peu plus précisément la participation, grâce à une entrée payante pour les plus de 12 ans. Résultat : plus de 6 000 entrées encaissées, soit « entre 12 000 et 13 000 visiteurs en tout sur les 3 jours », précise Sylvain Augé le directeur adjoint de la chambre d’agriculture.

Le local et la qualité
Le schéma habituel a été amélioré : les stalles à l’extérieur, un grand ring bovin avec une estrade (qui ne suffisait même pas pour la foule du dimanche notamment), et un salon agricole bien fourni sur toute la surface du parc des expositions. En plus : les produits locaux à l’honneur. Sur les stands des producteurs, des fruits de l’agriculture locale : lentilles, biscuits, confitures, miel, pâtes, bière, viande, fromages, etc. Sur le stand du Crédit Agricole, une fricassée d’escargots à l’absinthe, cuisinée par un Meilleur Ouvrier de France, Romuald Fasseney. Sur celui du syndicat des boulangers, les enfants pétrissaient leur propre brioche avec les formateurs du CFPPA. Plus loin, dégustation de viandes grillées, démonstration de fabrication du gruyère et explication sur la traite des vaches…

« Vous avez encore les pieds sur terre ! »
Bien sûr, c’est le ring bovin qui est au centre de toutes les attentions. Le public vient pour ça, et le spectacle a été quasi permanent. Entre le concours des jeunes présentateurs, les championnats organisés pour les Montbéliardes, les Holsteins et les Vosgiennes, et bien sûr le concours inter-centre d’élevage (voir plus loin), les passionnés ont été rassasiés. L’animateur l’a reconnu, lui qui est habitué des salons agricoles, Vesoul dégage un parfum d’authenticité : « J’ai vu ici des choses qu’on ne voit plus ailleurs. J’ai vu du cœur, je me suis senti bien. Quand on est à Paris, on est dans le béton ; ici, vous êtes authentiques, vous avez encore les pieds sur terre ! »
Julien Deschanel, le président du comité d’organisation, a félicité les éleveurs pour leur motivation : « Chacun a vraiment eu à cœur de bien remplir sa mission. Depuis vendredi où nous avons accueilli les scolaires, jusqu’à dimanche, nous avons montré la diversité de notre agriculture haut-saônoise, et nous avons fait voir l’image magnifique de notre beau métier, trop souvent dénigré. »

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