Un vrai pôle agricole

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Foire de la Sainte-Catherine / Malgré une affluence plutôt modeste, la Sainte Catherine a renoué avec une ancienne tradition : un pôle agricole varié et bien achalandé. Les éleveurs ont notamment créé de l’animation avec la présentation bovine du syndicat charolais et la vente aux enchères. 

Les rues des Vesoul ont encore une fois résonné du pas de dizaine de milliers de visiteurs pour la Sainte Catherine ce 25 novembre. L’affluence n’était probablement pas celle des plus grandes années, et les déplacements étaient relativement faciles devant les étals des camelots. Mais place Pierre Rénet, c’est le contraire qui s’est produit. La présence en force du syndicat charolais, et l’animation créée autour du ring des chevaux a plus que de coutume suscité la curiosité des visiteurs.

Le « Prix de la Ville de Vesoul »
Le chapiteau du syndicat des éleveurs de charolaises a été le centre d’une animation particulière pendant toute la matinée. Plus grand que l’an passé et plus central, il abritait une trentaine de bêtes, taurillons, vaches et génisses, principalement des Charolaises, mais aussi quelques Blondes d’Aquitaine. Étaient notamment présents le Gaec Rolin et le Gaec Mougin de Vauvillers, l’EARL du Chemin Neuf de la Roche Morey, Julien Demongeot de Blondefontaine, Arnaud Ferry d’Ormoiche, le Gaec Grelier de Fontenoy-lès-Montbozon, Philippe Auger de Brussey, ainsi que le Gaec de Gremonts du Doubs. Un concours boucher était organisé conjointement par Elvea et le Syndicat charolais, avec 21 animaux en lice. Cette année pour la première fois, était nommé un prix spécial : le prix de la Ville de Vesoul, voulu par le maire Alain Chrétien qui souhaitait « mettre en avant le travail réalisé et valoriser la profession dans son ensemble ». Pour cette première, c’est Cyril Metris, de l’EARL du Chemin Neuf qui a reçu la prestigieuse plaque. Tous les animaux primés ont été mis aux enchères. Les grandes surfaces du département n’ont pas hésité à desserrer leurs bourses trop souvent grippées, présence du public oblige, pour s’offrir la crème de l’élevage allaitant haut- saônois. Le prix moyen a été de 5.8 €/kg de carcasse, avec des extrêmes allant de 4 € pour le plus faible, à 8.70 € pour le prix de la ville de Vesoul. « C’est plus cher que le marché, mais c’est peu pour des bêtes de concours », relativise un des organisateurs. Toutes les autres bêtes ont été vendues au gré à gré à l’issue de la vente.

Les chevaux toujours populaires
Non loin de là, le ring des chevaux a rassemblé aussi beaucoup de monde. Le syndicat des éleveurs de chevaux ont organisé un concours de pouliches, et les jeunes cavalières ont fait la démonstration de leurs talents. Etienne Garret n’a pas manqué d’interpeller la préfète sur le devenir de la filière cheval, après que celle-ci soit passée s’entretenir avec les responsables agricoles sur le stand de la FDSEA. Non loin de là, les JA ont encore proposé aux promeneurs leur caissettes de viande et leurs sacs de pomme de terre ; une manière de sensibiliser le public aux problèmes de prix que rencontre la filière. Bref, la journée aura été un succès et le pôle agricole y aura fortement contribué. Nul doute que l’an prochain, les éleveurs de Charolais ne soient contraints à réitérer leur prouesse. Sans doute aussi faudra-t-il que les éleveurs de Montbéliardes viennent gonfler les rangs, car le grand-public en redemande. Du contact, de la communication, tout passe par là.

LD

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