Gen’ial la montbéliarde !

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Gen’IAtest : inauguration du centre d’allotement de la Chevillotte / Jeudi 27 octobre, la coopérative Gen’IAtest inaugurait son site d’allotement de la Chevillotte. Une capacité doublée, voilà qui permettra, espère la coopérative, de répondre aux demandes toujours croissantes d’exports en génisses gestantes montbéliardes. Petit tour d’horizon des grands changements du site.

Le fond de l’air est frais ce jeudi 24 octobre, mais au moins le ciel a daigné se dégager pour cette journée pas comme les autres sur le site de la Chevillotte. Les génisses en semblent toutes étonnées, c’est que l’inauguration de ce nouveau centre d’allotements de Gen’IAtest a attiré du monde. Après un bref discours rappelant l’historique du projet, tous les invités ont chaussé leurs surbottes car les bâtiments sont déjà pleins.

Une activité doublée
Le cœur de l’activité de cette coopérative, c’est la vente à l’étranger et donc la quarantaine préventive de femelles gestantes. Après la création du site de Vellefaux en Haute-Saône, ce projet, mené conjointement avec Coopex, Gen’IAtest l’avait en tête depuis un moment. Avec 7 500 animaux exportés sur leur dernier exercice, c’est une activité qui a doublé ces cinq dernières années. Permettre à ce site de passer de 400 à 800 places était donc un pari nécessaire sur l’avenir pour la coopérative : permettre l’agrandissement de son activité en respectant santé et bien-être des animaux, sécurité des salariés et respect des conditions environnementales. Ainsi avec les cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) qui s’étendent sur le territoire, ce sont des processus entiers de désinfection et de vide sanitaire qui ont été mis en place sur le site pour permettre l’envoi des animaux un peu partout dans le monde. Pour cela entre le dépôt du dossier en 2016 et la fin des travaux cette année, ce sont six bâtiments, qui composent désormais le site. Désamiantage, réfection des sols, de la charpente et des abreuvoirs, mise en place d’un système de récupération des eaux de pluie pour les aires de lavage, c’est un grand ravalement de façade qui aura d’abord été réalisé sur l’existant. Le bâti a ensuite été complété par des agrandissements et la création d’un nouveau bâtiment de 300 places. Actuellement 687 génisses et 70 génissons occupent les lieux pour des périodes de quarantaine allant de deux semaines à un mois.

Pour une montbéliarde courtisée
À leur arrivée, ce sera vaccination, vérification des mamelles, prise de sang, tonte des oreilles et de la queue pour ces génisses. Les animaux sont rassemblés puis triés et séparés par poids et par productivité laitière pour répondre aux diverses exigences des clients de la “coop”. Ceux-ci sont très variés Turquie, Maroc, Algérie, mais aussi Russie, Bosnie et peut-être Sénégal à l’avenir. Lorsque les clients viennent sur place, les animaux leur sont alors présentés sous leur meilleur jour, cadre et luminosité, tout a été pensé. Certains clients ont des exigences très pointues. Ainsi le domaine royal du Maroc envisageait de mettre en place un élevage 100 % prim’holstein. La découverte de la montbéliarde les a conduits à un virage complet pour se tourner vers Gen’IAtest. Les derniers animaux arrivés sont entrés la semaine passée et sortiront la semaine prochaine. Sortir ? Mais pour aller où ? C’est un long périple qui attend les animaux et les hommes qui les accompagnent. Pour les animaux à destination du nord de l’Afrique, ce sera un voyage de 30 à 35 bêtes par camion. Descente via le détroit de Gibraltar, émaillée d’arrêts dans des étables réservées pour cette occasion.

Morgane Branger, FDSEA25

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