Rendements en berne, piètre qualité…

paille

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Premières moissons / Les moissonneuses ont entamé les premiers champs d’orge d’hiver, et les inquiétudes sont grandes tant sur les rendements que sur les qualités. Alors que l’Europe s’attend à des niveaux corrects en général, les agriculteurs de Haute-Saône vont encore subir une très mauvaise année céréalière.

Les conditions climatiques plus sèches de ces derniers jours ont permis les premières récoltes d’orge. Les premiers échos du terrain rapportent déjà une grande hétérogénéité entre les parcelles et à l’intérieur des parcelles… D’une manière générale, avec toutes les précautions d’usage liées à la faible représentativité de ces premières moissons, il semble que les rendements soient bas, voire très bas, inférieur à 30 qx/ha, c’est à dire proches du seuil d’intérêt économique de la récolte. Là où les épisodes orageux et les coups de vent ont accentué les phénomènes de verse, les grains des épis proches du sol ont germé.

Beaucoup de verse
La dégradation qualitative est aussi flagrante : la saturation des sol en eau et les températures fraîches ont favorisé les maladies fongiques et pénalisé la plupart des composantes du rendement. C’est d’autant plus regrettable que jusqu’à la mi-avril, les potentiels étaient encore prometteurs. Problèmes de calibrage, teneur en protéines trop élevée pour le débouché brassicole… Au niveau national, France AgriMer a d’ailleurs dégradé de manière conséquente le nombre de parcelles notées « bonnes à excellentes » entre la semaine dernière et cette semaine, passant de 86 % à 76 %.

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