Binage : c’est le dernier créneau

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Désherbage mécanique du maïs / Les maïs se sont bien développés avec les températures chaudes de ces derniers jours. Les adventices aussi ! Il reste une fenêtre météo propice au binage de l’inter-rang avant la fermeture du couvert végétal.

Le binage du maïs est une technique potentiellement très efficace sur adventices annuelles jeunes. Elle complète judicieusement une intervention chimique de pré ou post-levée, quand les conditions propices sont réunies. La première condition est liée directement au chantier de semis et à la nature du sol : celui-ci doit être affiné et nivelé, sans éléments grossiers en surface. La terre doit s’émietter facilement pour permettre le buttage du rang, et plus important, les écartements entre passages de semoir doivent être réguliers et le semis le plus linéaire possible, pour faciliter le passage de la bineuse. En l’absence d’un système de guidage, il faut prévoir une distance de sécurité de 10 cm par rapport au rang pour éviter des passages destructifs. Les sols caillouteux, motteux ne sont pas non plus favorables à cette technique. L’efficacité du passage est réduite, et l’usure des pièces travaillantes accentuée.
Quant au réglage de l’outil, il est à adapter aux conditions de sol de chaque parcelle. Il faut trouver le bon compromis : procurer une agressivité suffisante pour arracher les mauvaises herbes tout en restant sélectif de la culture. Sur maïs bien développés (6-8 feuilles), un passage à vitesse soutenue (10 km/h) est conseillé car il permet de butter le rang par projection de terre. Cette technique limite le salissement du rang et peut être améliorée par l’ajout de disques butteurs.

Passer à vitesse soutenue
Pour optimiser la réussite du passage de la bineuse, la profondeur de travail de la dent est à adapter aux mauvaises herbes à détruire. Il ne faut toutefois pas confondre un binage « désherbage » et un binage « agronomique » destiné à aérer un sol battu ou tassé en surface. Un binage trop profond risque de dynamiser de nouvelles levées ou de permettre le redémarrage d’adventices déchaussées avec la motte. Un travail trop profond est également à proscrire en raison du risque de dégradation du système racinaire du maïs.
Second groupe de contraintes, la nature de la flore adventice ciblée. Cette technique est spécifique des plantes annuelles et à proscrire sur les vivaces. En fragmentant les rhizomes, elle provoque en effet la multiplication végétative des vivaces. Les adventices visées ne doivent pas être trop développées (jusqu’à six feuilles).
Enfin, la technique du binage est dépendante des conditions climatiques. Elle donnera des résultats insuffisants si les conditions post-passage ne permettent pas le dessèchement des adventices déracinées.

D’après la documentation d’Arvalis, Institut du végétal

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