L’agriculture un atout pour la Haute-Saône

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Communication positive / La campagne de communication positive des JA n’est pas passée inaperçue. A mi-route, les jeunes agriculteurs ont organisé une table-ronde avec des élus, des agriculteurs et des acteurs économiques.

Entre les deux semaines d’affichage des portraits de 4 jeunes agriculteurs, les JA ont organisé une table ronde sur le thème « L’agriculture un atout pour la Haute-Saône » au lycée agricole de Vesoul. A cette table étaient invités Yves Krattinger, président du Conseil départemental, Thierry Chalmin, président de la Chambre d’agriculture, ainsi que des acteurs de l’agroalimentaire (Didier Vagnaux, président d’Interval et Denis Milleret, PDG de l’entreprise Milleret, et des jeunes agriculteurs).

Au moins 5 % des emplois en Haute-Saône
Trois thèmes ont fait l’objet de débats : l’emploi, l’environnement, les filières, devant un auditoire composé de nombreux conseillers départementaux, du député Lejeune, de maires, d’élèves du lycée agricole et d’exploitants agricoles. Sur l’emploi, si le constat fait apparaître une baisse inexorable du nombre d’exploitations il n’en demeure pas moins que l’agriculture représente encore 5 % des emplois en Haute-Saône, ce à quoi il faut ajouter les emplois des entreprises de l’agroalimentaire. Il est couramment admis qu’une exploitation agricole génère entre 6 à 8 emplois dans les secteurs qui accompagnent la vie d’une exploitation : machinisme agricole, conseils, collecte, soins des animaux et des plantes… L’agriculture demeure donc un secteur économique essentiel du département de la Haute-Saône.

Échange avec les apiculteurs
La question environnement-agriculture est au cœur des débats de société aujourd’hui et les agriculteurs ont le sentiment d’être mal compris. Mais ils sont prêts à accepter les critiques sur leurs pratiques si un effort d’explication est réalisé. Christophe Ruffoni, exploitant à Dampierre-sur-Salon a témoigné de ses échanges avec les apiculteurs au sujet des fongicides et de l’intérêt, pour la santé des abeilles, de traiter le soir plutôt que le matin : l’eau de la rosée du matin se mélange aux fongicides au moment où les abeilles viennent boire.
Pour Thierry Chalmin, les agriculteurs sont les premiers utilisateurs de l’environnement et ils n’ont donc aucun intérêt à le dégrader. Yves Krattinger, président du Conseil départemental, a souligné que ce débat de société permet une évolution favorable des pratiques comme par exemple le travail remarquable réalisé par les agriculteurs avec le soutien de la chambre d’agriculture sur les protections des captages.

Les circuits courts en fort développement
Trois grandes orientations économiques dominent l’agriculture en Haute-Saône : le lait, la viande et les grandes cultures. Mais l’agriculture de notre département présente également une grande diversité de produits sous signes officiels de qualité comme le Gruyère, le Kirsch, l’Emmental Grand Cru ou le Munster. De son côté, l’agriculture biologique sur le département connaît une évolution forte avec plus de 10 % des surfaces et plus de 10 % des exploitations. Les circuits courts sont également en fort développement, et comme l’a souligné Thierry Chalmin « on réinvente ce que la grande distribution a fait disparaître ». Les circuits courts, la diversification ne doivent pas occulter le fait que les Haut-Saônois ne pourront jamais consommer toute la production agricole du département et que comme l’a affirmé Yves Krattinger « on a besoin d’exporter des productions agricoles et c’est une chance pour la Haute-Saône ». Le président des JA Gérald Pichot a conclu cette soirée débat sur la nécessité pour les agriculteurs de poursuivre cette communication positive, et ces efforts d’explication dans les mois et les années à venir.

JT

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