Un bon cru 2017

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Vente aux enchères de Vellefaux / Avec d’avantage d’animaux proposés à la vente, d’avantage d’acheteurs, et un prix d’adjudication en hausse de 202 € en moyenne par rapport à 2016, la vente aux enchères organisée par GENIAtest signe le retour d’une conjoncture laitière plus favorable.

37 femelles, dont près de la moitié étaient des vaches gestantes, ont été proposées à la vente aux enchères de Vellefaux, le 24 août dernier. Quatorze d’entre elles provenaient d’exploitations en cessation laitière, et toutes avaient été recrutées dans les départements du Doubs et de Haute-Saône sur la base de leurs qualités génétiques et morphologiques. Tous ces animaux avaient été enfin préparés par le Syndicat des Éleveurs Montbéliard de Haute Saône et les Jeunes Éleveurs Montbéliard de Haute Saône.
La vente s’est déroulée de manière rapide et efficace. Dans une première phase, François Thomas, responsable génétique montbéliard de la coopérative, détaillait les qualités de la femelle présentée sur le ring, avec des informations sur l’élevage d’origine et de nombreuses précisions, tant sur la souche femelle que sur le mâle utilisé dans l’accouplement. Puis Marc Petiet, responsable commercial, lançait le décompte des enchères, de 20 € en 20 €, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une palette levée.

3 800 € pour Luneville
A ce petit jeu-là, c’est Luneville qui a atteint le plus haut sommet : cette génisse, fille de Crasat sur Urbaniste et appartenant à la souche Victoire de l’Earl de Surfer à Lomont sur Crête, a été disputée jusqu’au prix final de 3 800 €. Un joli chèque qui n’éclipse pas cependant le succès global de la vente : tous les animaux présentés ont trouvé preneur, au prix moyen d’adjudication de 1 912 €. Soit 202 € de plus que lors de la vente d’août 2016 (+12 %). A noter aussi la belle plus-value des cinq “femelles Umotest”’, c’est-à-dire dont la gestation était ciblée pour typage par Umotest en cas de naissance d’un mâle. Celles-ci ont été vendues 2 636 € en moyenne, soit 724 € de mieux (+38 %) que les autres femelles. En arrière-plan de ce beau résultat, plusieurs facteurs sont évoqués. « Le redressement de la conjoncture laitière permet d’envisager plus sereinement l’investissement dans la génétique, assure Denis Verdot, responsable de la Commission reproducteurs à GENIAtest. Les animaux qui sortent du lot trouvent preneur, et la qualité de la préparation fait souvent la différence au niveau du prix. »

43 palettes distribuées
La présence de davantage d’acheteurs que lors des années précédentes constitue un autre facteur explicatif. « 43 palettes ont été distribuées, contre 32 et 31 en 2016 et 2015, et on dénombre 26 acheteurs différents contre 20 en 2016 », note Dominique Fiatte, le directeur de la coopérative. Venus pour la plupart de Franche-Comté, mais aussi de départements limitrophes (Haute-Marne, Rhône, Savoies), et même de Bretagne, ils ont saisi l’occasion d’acquérir une génétique au-dessus de la moyenne. C’est le cas par exemple pour Philippe Lavotin, du Gaec Chavanelle à Fayl-Billot en Haute-Marne, producteur de lait dans l’AOC Langres avec un troupeau de 62 femelles montbéliardes. Celui-ci a remporté l’enchère pour Jana (Gourami sur Vantey), une génisse de trois ans gestante du taureau Loubega. « J’ai saisi l’opportunité de ramener une nouvelle souche femelle dans mon élevage, se réjouit l’éleveur, et de plus, elle est originaire du berceau de race (Damprichard). Je recherche du corps, de la mamelle, un animal sain avec lequel on peut travailler. Celle-ci m’a tapé dans l’œil tout de suite. »

AC

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